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Recommandations pour publier un travail universitaire

Le Comité de pilotage du réseau Renatis souhaite fournir des recommandations quant à la publication des travaux universitaires des jeunes chercheurs. En effet à un moment où certains éditeurs démarchent de façon offensive un public non averti et sensible à la valorisation de son travail de recherche, les professionnels de l’information scientifique et technique représentés dans le réseau RENATIS du CNRS invite les étudiants et les jeunes docteurs à s’interroger sur la démarche de publication, notamment sur le choix de l’éditeur et sur les différentes options éditoriales qui s’offrent à eux.

Tout d’abord, rappelons que l’édition d’un travail universitaire, sous quelque forme que ce soit, doit être une démarche conduite en accord avec le directeur de recherche et l’établissement de soutenance qui peut parfois en détenir le droit de diffusion. Un travail réalisé avec le soutien d’une bourse, nécessitera aussi l’autorisation des organismes partenaires, publics ou privés.

Dans la perspective d’une publication commerciale, le choix de l’éditeur est partie essentielle de la stratégie éditoriale. On préférera avant tout un éditeur reconnu dans sa discipline de recherche. Il est nécessaire de rester méfiant vis-à-vis d’une démarche offensive de certains éditeurs qui, en contrepartie d’une diffusion large et immédiate sur Internet entre autres médias, demanderaient l’exclusivité. En tout état de cause, il convient de rester vigilant sur les termes du contrat proposé, notamment sur les conditions d’application des droits d’exploitation de l’œuvre. En effet, la cession exclusive des droits patrimoniaux à l’éditeur empêcherait l’auteur qui le souhaiterait par la suite, de republier tout ou partie de son travail, chez un autre éditeur ou sur un support médiatique différent.
Rappelons que le droit moral (propriété intellectuelle) est imprescriptible et inaliénable. Les droits patrimoniaux (droit de reproduction et de représentation) sont eux, régis par une durée légale de la propriété littéraire et artistique qui peut varier d’un pays à l’autre. Des recours éventuels auprès d’éditeurs étrangers relèvent en outre de la législation propre au pays de l’éditeur.
Enfin, la publication commerciale d’une thèse implique en règle générale une réécriture du manuscrit soutenu qui appelle des modifications dans l’appareil critique et documentaire présenté. L’absence de demande, de la part de l’éditeur, d’un tel effort éditorial représentant la valeur ajoutée réelle de l’œuvre éditée, est pour le moins suspecte. Il sera donc utile de s’interroger, avec son directeur de recherche, sur le sens que l’on souhaite donner à l’édition et à la diffusion de son travail universitaire.

Le Comité de pilotage de RENATIS encourage sans réserve le dépôt public et pérenne des travaux universitaires dans les réservoirs d’archives ouvertes dédiés. En plus des réservoirs mis en place par certaines universités françaises, on trouvera ici les réservoirs nationaux reconnus. Ils sont moissonnés par les moteurs de recherche Internet et assurent la visibilité scientifique des travaux qui y sont déposés :
- TEL-Thèses en ligne, module de l’application HAL-Hyper article en ligne développée par le CCSD du CNRS http://tel.archives-ouvertes.fr/
-  DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance) accueille les travaux d’étudiants de niveau Master (bac+4 et bac+5), validés par un jury, dans toutes les disciplines http://dumas.ccsd.cnrs.fr/. La base DUMAS est hébergée par HAL http://hal.archives-ouvertes.fr/
- STAR, application de l’ABES-Agence bibliographique de l’enseignement supérieur qui développe le catalogue SUDOC et gère le fichier central des thèses depuis 2010 http://www.abes.fr/abes/page,667,portail-des-theses.html